zondag 27 september 2009

BOURKAWERELD IN FRANKRIJK

BOURKAWERELD IN FR1NKRIJK

Deux mille femmes portent la burqa en France [
09-09-2009 - Cécilia Gabizon - le figaro
L'évaluation est contenue dans un rapport confidentiel du ministère de l'Intérieur sur l'islam que Le Figaro a pu consulter.
Quelque 2 000 femmes porteraient la burqa en France. Le chiffre apparaît dans un rapport sur l'islam, rédigé cet été par la sous-direction de l'information générale du ministère de l'Intérieur et resté confidentiel. La note, que Le Figaro a pu consulter, évoque notamment les mouvements radicaux comme le salafisme, qui prône un retour à la vie du prophète et commande aux femmes de porter le voile intégral. S'il est impossible de les compter individuellement, les policiers se sont livrés à une estimation sur la base des lieux de culte salafistes. Le «chiffre de moins de 2 000 femmes paraît crédible», peut-on lire.
«C'est une évaluation plus raisonnable mais toujours sous-estimée», juge André Gerin, le président de la mission parlementaire sur la burqa qui reprend ses travaux aujourd'hui.
L'ancien maire de Vénissieux, en banlieue lyonnaise, alarmé par l'augmentation du nombre de ces femmes totalement dissimulées, avait lancé le débat au printemps, réclamant une commission d'enquête parlementaire. Nicolas Sarkozy avait affirmé, lors de son discours devant le Congrès à Versailles, que «la burqa n'était pas la bienvenue en France».
«Dire clairement non à l'intégrisme»
Alors que certains députés appelaient déjà à une loi pour proscrire le voile intégral de l'espace public, une note d'une autre direction de la police, celle du renseignement intérieur, avait semé le trouble en recensant «367 femmes» portant la burqa en France. «C'était totalement absurde !» s'emporte André Gerin. «On en compte plus dans la seule agglomération lyonnaise !» Depuis, le ministère de l'Intérieur assure qu'il ne s'agissait que «d'un échantillon et bien entendu pas du chiffre global».
La mission parlementaire, un temps ébranlée, réclame toujours une évaluation plus précise. «Pour mieux cerner le phénomène et apporter des réponses pragmatiques», explique Éric Raoult, rapporteur UMP de la mission. «C'est pourquoi nous allons également consulter les bailleurs sociaux, très proches du terrain, ou encore les rectorats qui sont au courant lorsque se posent des problèmes d'identification des mères à la sortie du primaire.» Ces institutions pourraient cependant se montrer réticentes à rassembler des informations jugées sensibles sur les familles.
Mais la burqa n'est pas qu'un «problème de nombre», selon André Gerin. Elle démontre «la montée de l'intégrisme depuis quinze ans». «Au départ, les Belges, les Hollandais et les Anglais jugeaient ce phénomène marginal. Ils se réveillent aujourd'hui avec dans certaines villes, de nombreuses femmes en burqa», assure Mohamed Abdi, le conseiller spécial de Fadela Amara. Les antagonismes se sont fait jour en Hollande ou encore en Belgique, avec «des agressions de femmes voilées», assure le conseiller. «C'est pourquoi il faut être ferme en France et dire clairement non à l'intégrisme. Cela nous évitera la montée du racisme.»
Fadela Amara, qui s'est prononcée à plusieurs reprises pour une loi, réfléchit à une interdiction de la burqa dans le service public : écoles, hôpitaux, mairies... mais aussi dans les transports. Enfin, des contrôles d'identité seraient effectués dans les lieux sensibles comme les gares et les aéroports. Une procédure que les juristes doivent toutefois encore valider
Bron Iskander

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